Accident dans une unité de méthanisation en Seine-Maritime

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Les autorités territoriales locales n’ont de cesse que de faire passer les craintes légitimes des riverains pour des peurs irrationnelles. Pas de chance : une nouvelle fois, cette technologie a (encore) fait des siennes dimanche 22 avril en Seine Maritime.
Les dégâts sont importants.

L’incendie a fait fondre une cuve contenant 12 m3 d’acide sulfurique

Un incendie bien plus grave que celui de septembre 2010 que nous avons connu est possible.
Ici, à l’usine Amétyst, une cuve d’acide sulfurique, qui en contient quatre fois plus, est à moins de 50 m d’entreprises riveraines dont une menuiserie et une imprimerie.
Qu’on ne nous dise pas que cela est impensable

L’expérience le démontre ! Voici les faits :

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Accident dans une unité de méthanisation en Seine-Maritime

La presse locale (www.courrier-picard.fr 23 avril 2012) en rend compte :

« FRESNOY-FOLNY (76) : Le centre des déchets en feu…!!!

D’importants moyens de secours ont été mobilisés dimanche pour un incendie chez Ikos Environnement. Les risques de pollution de l’air et du sol ont été contenus.

Lorsqu’un sinistre se déclare dans «un établissement répertorié», les pompiers ne lésinent pas sur les moyens. On a pu le vérifier, hier, au centre de valorisation des déchets, Ikos environnement, à Fresnoy-Folny (à 18km de Blangy-sur-Bresle, en Seine-Maritime).
Dix-sept camions et pas moins d’une cinquantaine de soldats du feu ont été engagés pour maîtriser un incendie. Vers 11 h 30, des automobilistes, circulant sur la D1314 entre Eu et Neufchâtel-en-Bray, ont donné l’alerte en apercevant une épaisse fumée noire se dégager du site. «Le feu qui a démarré dans un four de séchage des matières végétales s’est propagé au bâtiment dans lequel il se trouvait, ainsi qu’au bâtiment mitoyen, indique le lieutenant colonel Porcelli, responsable de l’intervention.

L’incendie a fait fondre une cuve contenant 12 m3 d’acide sulfurique concentré située entre les deux bâtiments». «Les premières maisons sont situées à environ 4km»
À l’air, l’acide sulfurique émet des vapeurs toxiques invisibles.

Dès l’arrivée du fourgon «risques technologiques» venu de Dieppe, des mesures des vapeurs de nuage ont été faites pour évaluer les risques encourus par la population. «Mais à 500 mètres, il n’y avait déjà plus rien, alors que les premières maisons sont situées à environ 4 km du site», rassure le lieutenant colonel Porcelli.
Les secours ont également dû gérer le problème des risques de pollution du sol. «Si une partie de l’acide sulfurique est bien restée dans la cuvette de rétention, une seconde partie s’est mélangée aux eaux d’extinction, poursuit le responsable de l’intervention. Ces eaux se sont déversées dans une bâche prévue à cet effet, mais également sur un terrain jouxtant le site de l’usine et appartenant à l’entreprise. Une neutralisation à la craie est en cours».
Pendant toute la durée de l’intervention, un périmètre de sécurité a été établi par les pompiers et les gendarmes, en raison notamment du risque d’explosion. Un ingénieur de la Dréal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) était également sur place.
À 16heures, une partie des moyens de secours avait été levée. Une surveillance restait toutefois en place sur le site, des fumées se dégageant encore du bâtiment principal. L’origine précise du départ de feu n’était pas connue hier….

»

À suivre.

Hélène Zanier