Méthanisation : Faut-il démanteler Amétyst ?

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Source : Midi Libre – Édition du Dimanche 19 février 2012. Cahier 1 page 2

Déchets : C’EST-CE QUE PRECONISE NOTAMENT FREDERIC BORT

Amétyst est un échec écologique, économique et sanitaire. » Fran­çois Vasquez, porte-parole des riverains de l’usine de méthanisation, affirme que l’équipement n’est pas opérationnel . depuis quatre ans. Pas plus qu’il ne le sera à partir du mois de mars, pour sa remise en route normalisée après l’incendie de l’atelier de déshydratation survenu en septembre 2010, qui avait dégradé sévèrement son fonctionnement.

Ils sont nombreux, comme à l’Odam (Observatoire des déchets de l’Agglomé­ration de Montpellier), à estimer que l’usine est « surdimensionnée et surtout très mal située ». Qu’en l’état, les nuisances relevées (dysfonctionnement des digesteurs, nuisances olfactives, ac­cidents du travail…) vont perdurer. Mais de nouvelles voies s’élèvent pour envisager le démantèlement.

« Ne pas faire du sud de Montpellier une poubelle à ciel ouvert »

Frédéric Bort, ancien directeur de cabinet de Georges Frêche

Frédéric Bort, ancien directeur de cabinet de .Georges Frêche à la Région et probable candidat sur la Il circonscription de l’Hérault – il espère faire de ce thème un enjeu de campagne -, est de ceux-là: « Afin de ne pas faire du sud de Montpellier une poubelle à ciel ouvert, une étude doit être engagée pour évaluer le coût, de la fragmentation et du déplacement de l’usine ».

Études scientifiques à l’appui, il préconise d’accoler un méthaniseur au centre de traitement de Castries, « où finissent 90 % des déchets », note François Vas­quez.

Selon Frédéric Bort : « le coût de la fragmentation est estimé à 30 M€, soit 50 % de la couverture du stade de La Mosson ». Il estime également « que d’autres solutions au traitement des déchets existent, comme le procédé Oxalor mis en place par la communauté urbaine de Bordeaux et qui a l’avantager de ne pas nécessiter de tri préalable » .

Des alternatives séduisantes pour les ri­verains, qui verraient bien s’éloigner l’objet de leurs cauchemars. Mais pas pour Montpellier Agglomération, qui entend persister sur la voie de la méthani­sation, comme le confirme Christian Fina (lire ci-dessous). Un vœu appuyé par la préfecture qui a, toutefois, en début d’année (le 12 janvier), « complété et renforcé les prescriptions techniques de l’arrêté initial du 6 octobre 2006 autorisant l’exploitation de l’unité ». Il s’agit de la mise en place d’un troisième bio-filtre destiné à réduire à néant les odeurs.

Une chose est sûre : l’usine va s’inviter dans la prochaine campagne des législatives.

YANNICK POVILLON

ypoviIIon@midisbre.com

 

CHRISTIAN FINA (AGGLO) : <<IL FAUT ÊTRE SERIEUX>>

Le directeur de Montpellier Agglo estime le démantèlement ridicule. « Les travaux de reconstruction sur l’atelier de déshydratation s’achèveront en, mars. On redémarrera ensuite l’usine pour une mise en service normale. Mais même en mode dégradé, elle a accueilli 100000 t de déchets», explique-t-il. Même si, actuellement, les détritus partent vers l’usine d’incinération de Lunel-Viel ou sont enfouis. à Narbonne, le responsable rétorque: « C’est vrai, nous avons. 60 000tde refus et 40 000 sont parties à Castries. Restent des solutions alternatives vers l’extérieur.

Mais je n’ai en ma possession aucun élément nouveau remettant en question le chantier d’amélioration. La mise en œuvre du 3 ° bio filtre a permis de régler pas mal de nuisances. La preuve: nous n’avons quasiment plus aucune plainte. » Pour le directeur, l’équipement répond, en mode normal, aux enjeux de traitement des déchets de l’agglomération. Mieux:

« Actuellement, en valorisation énergétique, Ametyst produit 360 MWlh sur le réseau de chaleur mis en place par la Serm et qui alimente la ZAC des Grisettes. On chauffe des foyers avec l’usine, ça c’est la réalité. »

Mais l’autre réalité, c’est que le dysfonctionnement `sature de façon précoce la décharge de Castries. «Nos calculs nous permettent de dire que Castries sera en fonction jusqu’en 2019. L’ouverture d’un second casier est prévue. Il n’y en aura pas trois. » Quant à la recherche d’un nouveau site d’enfouissement, Christian Fina privilégie « la mutualisation des modes de traitement. Ametyst pourra accueillir 200000 t, donc des déchets qui pourraient venir de l’extérieur. En échange, nous pourrons aller vers les usines d’incinération de Lunel-Vieil et de Sète, par exemple. »

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