Montpellier : Amétyst contrainte de fonctionner au ralenti

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Source : Midi Libre – Édition du mardi 21 septembre 2010

Montpellier Amétyst contrainte de fonctionner au ralenti

Il y a dix jours, un incendie s’est produit dans un hall qui assure la déshydratation des déchets. Le ton monte. Depuis dix jours, l’usine de méthanisation ne fonctionne plus qu’« entre 10 et 20 % » de son activité habituelle et les gaz produits ne sont plus recueillis. C’est la première conséquence de l’incendie qui a éclaté dans le hall de déshydratation des digestats, lundi 13 septembre en matinée. Un important sinistre dont il a été largement question, hier, lors de la commission d’information et de surveillance (Clis) qui devait initialement examiner… les progrès de la lutte contre les nuisances émises par l’usine.

Car, outre les questions de sécurité (lire ci-dessous) qu’un tel incident pose, il s’agit désormais pour l’Agglo et l’exploitant du site de trouver des points de chute pour les déchets non traités, d’établir un plan d’évacuation des matières restées dans les deux digesteurs immobilisés puis d’entamer les travaux de réparation du hall. Cette dernière opération prendra « quelques semaines », selon le vice-président de l’Agglo, Christian Valette. Entre six et huit mois, selon les premières estimations techniques évoquées lors de la Clis. Pendant cette durée, Amétyst sera donc contrainte à une activité très limitée, « en mode dégradé » selon l’expression utilisée. Elle devrait servir de quai de transferts des ordures ménagères conduites vers Narbonne, dans le Tarn, à Toulouse ou Marseille en fonction des disponibilités. « Vers les sites les plus proches dans la mesure du possible », précise Thierry Lamotte, le président de l’usine.

Selon les responsables de l’Agglo, cette nouvelle difficulté rencontrée avec l’usine de méthanisation – toujours pas réceptionnée par l’exploitant, deux ans après son inauguration – et les coûts supplémentaires qu’elle engendre ne remettent pas pour autant en cause les choix effectués. « Il n’y pas de remise en cause fondamentale, on ne va pas baisser les bras. »

Le secrétaire général de la préfecture Patrice Latron rappelle, quant à lui, l’obligation légale pour chaque département de traiter ses propres déchets. « Ça prouve que le syndrome du Titanic est toujours en marche. Nous, on demande la fermeture du site et de reconsidérer le problème dans son ensemble », réagit François Vasquez. Pour le porte-parole des riverains, l’usine est désormais « maintenue en vie artificiellement ».

Guy TRUBUIL

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