Montpellier Garosud : Au ralenti, Amétyst ne rassure pas le voisinage

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Le Midi Libre relate les suites de l’incendie à l’usine à ordures :
Source : Midi Libre – Édition du 15/10/2010

Montpellier Garosud : Au ralenti, Amétyst ne rassure pas le voisinage

DÉCHETS : Un arrêté préfectoral autorise le transport par camions des digestats à l’intérieur de l’usine

Contrainte à un fonctionnement au ralenti depuis l’incendie qui s’est déclenché dans l’un de ses halls, l’usine Amétyst n’en continue pas moins de tracasser son voisinage. Et c’est notamment le mode de fonctionnement transitoire pendant les travaux, choisi par l’Agglo et validé par les services de l’État, qui nourrit l’inquiétude des riverains.
En attendant la remise en service de l’atelier de déshydratation des biodéchets, il a en effet été décidé de poursuivre l’activité de traitement en ayant recours à des camions citernes. Ces véhicules seront chargés de la matière récupérée à la sortie de quatre des huit digesteurs et devront l’acheminer vers un autre hall, dit de maturation des composts. « Dès que la liaison sera assurée entre le camion et le digesteur, et pendant l’opération de chargement du camion, les rejets d’air provenant de la citerne ou de la conduite de liaison seront traités dans des filtres à charbon actif », précise l’arrêté préfectoral qui fixe les « conditions d’exploitations transitoires » de l’usine. Le document insiste sur le nettoyage du véhicule et précise, au chapitre “Prévention des risques technologiques” que « des moyens adaptés de lutte contre un incendie devront être positionnés à proximité immédiate du camion ». Selon Marc Millet, de la direction régionale de l’environnement (Dreal), ce dispositif provisoire ne comporte « pas plus de risque » que le processus mis en place avant l’incendie. « J’étais sur place hier. Les systèmes de sécurité sont bien opérationnels, les procédures bien définies (…) Il n’y a pas de risques supplémentaires et aux yeux de l’État aucune raison de demander la fermeture de l’usine », affirme-t-il. Une analyse qu’est loin de partager François Vasquez.

Selon le porte-parole des riverains, qui a écrit au préfet,, le système imaginé par l’Agglo et les responsables de l’usine « fait courir un grand risque, injustifié à la population ».« A la moindre défaillance, des risques mortels sont encourus. Avec les ordures, il y a des taux colossaux d’hydrogène sulfuré » , ajoute-t-il.
Pour étayer ses craintes, François Vasquez évoque un accident survenu dans une usine de méthanisation d’Allemagne où des fuites du même gaz avaient provoqué la mort de quatre personnes… Après l’incendie de septembre dernier, les riverains d’Ametsyt espéraient que l’activité de l’usine connaisse une pause. « Mais on voit qu’on va continuer d’alimenter les digesteurs. On maintient artificiellement en vie l’usine pour des enjeux qui nous dépassent » , déplore François Vasquez. Dans l’arrêté préfectoral qui fixe le volume d’activité, l’apport mensuel de déchets est limité à 9 000 tonnes. Très loin des 203 000 tonnes par an prévus en période de fonctionnement normal.

Guy TRUBUIL

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